Fracture des métacarpiens

Fracture du 1er métacarpien

Les fractures de la base du premier métacarpien sont des traumatismes fréquents.

Le diagnostic est porté devant des douleur à la mobilisation du pouce (douleur parfois très modérée) dans les suites d’un traumatisme.

Un bilan radiographie simple permet de confirmer la suspicion clinique et de préciser la localisation du trait de fracture : fracture extra-articulaire, fracture articulaire à gros ou petit fragment.

En urgence, le scanner n’a pas d’utilité pour le diagnostic mais est parfois réalisé pour visualiser au mieux les surfaces articulaires.

La prise en charge est quasi-systématiquement chirurgicale, notamment pour les fractures articulaires (fracture de Benett et Rolando). L’objectif de la chirurgie est de repositionner les fragments osseux de manière anatomique, afin, à terme, de conserver la fonction du pouce, et de limiter les risques d’arthrose post-traumatique.

La chirurgie se déroule en général sous anesthésie coco-régionale, dans le cadre de la chirurgie ambulatoire.

L’ostéosynthèse peut faire appel à différents moyens : broches, plaque, vis. En fonction du type d’ostéosynthèse et du déroulement de la chirurgie, la mobilisation protégée du pouce sera démarrer rapidement après l’intervention, avec simplement une orthèse de protection nocturne. La rééducation chez un kinésithérapeute est débutée à la fin du premier mois.

La reprise des activités sportives est autorisée à 2 mois de l’intervention.

Fractures des autres métacarpiens

Les fractures des métacarpiens des doigts longs sont les fractures les plus fréquentes en traumatologie de la main. Elles font souvent suite à un mécanisme d’écrasement de la main  ou de torsion d’un doigt.

Les signes cliniques sont évidents (douleur localisée, déformation, oedème, ecchymoses).

Un bilan radiographique confirme la suspicion clinique. Un scanner sera réalisé en cas de fracture articulaire.

En l’absence de déplacement majeur, et en l’absence de trouble rotatoire, un traitement orthopédique (immobilisation dans une attelle avec une mobilisation protégée des doigts)ou fonctionnel (mobilisation active immédiate protégée sous couvert d’une syndactylie avec le doigt voisin) peut être instauré.

Dans les autres situations, la chirurgie est indiquée. L’objectif de l’intervention est de restaurer une anatomie normal. La mobilisation du ou des doigts, sous couvert d’une syndactylie) est immédiate après l’intervention afin de limiter les risques d’adhérences entre les tendons extenseurs et l’os. Une orthèse est classiquement portée la nuit, en protection. Des séances de rééducation peuvent être débutée à la fin du premier mois.

La reprise des activités sportives est autorisée à partir de la 8ème semaine post-opératoire.

Il faut patienter plusieurs mois avant de ne ressentir plus aucune gène, notamment lors des activités de force.

Fracture du col du 5ème métacarpien

La fracture du col du 5ème métacarpien est très fréquente. Il s’agit du classique coup de poing contre un plan dur.

Le diagnostic est clinique, confirmé par un bilan radiographique standard.

La prise en charge de ce type de fracture est très souvent orthopédique avec une immobilisation dans une orthèse, associé à une mobilisation protégée en syndactylie avec le doigt voisin.

Si le déplacement est important, au delà de 30 à 40°, un geste chirurgical de réduction et stabilisation peut être proposé.